Double Down sur le CRM et la Fidélisation

Montée des adblockers, GDPR, prise de conscience sur les sujets de Privacy, etc… C’est le moment de reprendre la main sur le relationnel client, de dépoussiérer votre CRM et de rebooter vos programmes de fidélisation !

La période de grâce de GDPR se termine dans moins de 6 semaines. A partir du 25 mai prochain, toute entreprise faisant du business avec des clients finaux citoyens d’un des pays de l’UE y sera astreinte. A tel point que même Facebook – actuellement sous les feux des projecteurs avec le scandale Cambridge Analytica – aurait décidé de faire de GDPR la norme à l’international pour sa plateforme, même hors UE.

 

Si sur le principe, on peut dire que GDPR n’interdit rien formellement, elle encadre et elle régule. Le fait, en particulier d’exiger des opt-ins explicites et éclairés de la part de chaque internaute ou client final va certainement rebattre profondément tout un tas d’activités dans l’ad-tech, à commencer par le domaine des fournisseurs de données 3rd Party.

 

A terme, c’est très probablement tout l’ad-tech qui va voir ses pratiques changer, et tout ça ira forcément dans le sens de limiter soit le reach des campagnes, soit leurs economics, et probablement les deux à la fois.

 

Entre les opt-ins explicites d’un côté et la part croissante des adblocks, c’est tout le programmatique et le display en particulier qui vont en prendre un coup. Je suis même assez persuadé qu’à terme, les DMP vont devenir quasiment inutiles – ou bien en tout cas économiquement non viables – de ce côté de l’Atlantique : GDPR partout ; la prise de conscience des internautes sur les sujets de la privacy ; des marchés fragmentés par pays avec des audiences sans commune mesure avec celles du marché intérieur US ; des données third party plus rares et donc encore plus couteuses ; etc. Et on n’a pas encore « subi » le passage de ePrivacy avec cette idée des consentements exprimés directement au niveau des browsers, ce breaking change majeur qui doit empêcher de dormir tous les patrons d’ad-tech.

Alors que faire ?

L’opportunité, on l’a déjà dit, c’est de se reprendre en main, et de revenir aux fondamentaux. On va éviter les poncifs et les tartes à la crème du genre « remettre le client au centre » mais néanmoins c’est d’une certaine façon l’idée.

 

Sachant que les produits et les expériences de qualité sont toujours des meilleurs vendeurs qu’un campagne de pub sur un produit moyen ou médiocre, il serait temps de revoir de A à Z à quoi ressemblent les expériences que les marques proposent – ou parfois imposent – à leurs clients.

 

Alors on investit sur la connaissance client, on recherche tous les irritants au long des parcours clients, on optimise les touchpoints, l’UX des sites et des apps, on ne fait pas semblant de faire « enfin » du Mobile First, et on s’attache à éliminer les coutures entre le online et le offline.

 

Au final, on reprend la parole en direct avec ses clients, on leur témoigne de l’attention qu’ils méritent et on les suit dans leurs parcours et on les récompense, d’une façon ou d’une autre avec des vrais programmes de fidélité, et non plus avec des cartes en plastiques aux avantages douteux qui ne sont qu’un moyen de plus de faire du tracking, parfois assez sale.

CRM, Relationnel et Programmes de Fidélité

Si vous avez un CRM, c’est le moment de le dépoussiérer – au fait, vous avez rafraîchi les opt-in de vos abonnés newsletters ? GDPR is coming…

 

Parce qu’en travaillant le relationnel au niveau de votre CRM, vous êtes dans un univers où il est possible de collecter des opt-ins explicites, où il devient lisible de proposer des bénéfices client contre l’acceptation de la collecte des données essentielles (contactabilité, scorings et rankings), et parce que à ce niveau relationnel, le creep factor est au plus bas et que ces communications sont bien mieux acceptées par les clients.

 

Alors, vous en êtes où sur votre CRM et votre programme de fidélité ? C’est quoi votre solution de Marketing Automation ? 

 

(*) Double Down : c’est littéralement “doubler sa mise” à une table de jeu…

Dashboards pour tous !

Aujourd’hui je vais vous parler d’un de mes sujets préférés du moment : la démocratisation de l’accès aux données du Web Analytics dans l’organisation, pour que chaque métier puisse avoir accès aux données pertinentes dans sa prise de décision. Le but étant d’éviter que les décisions ne soient prises uniquement sur l’intuition – ou bien pire – simplement en reproduisant ce qui a toujours été fait jusque là.

Aujourd’hui je vais vous parler d’un de mes sujets préférés du moment : la démocratisation de l’accès aux données du Web Analytics dans l’organisation, pour que chaque métier puisse avoir accès aux données pertinentes dans sa prise de décision. Le but étant d’éviter que les décisions ne soient prises uniquement sur l’intuition – ou bien pire – simplement en reproduisant ce qui a toujours été fait jusque là.

Libérez les données des analytics !

Pour avoir croisé bon nombre de clients depuis des années, il y a un schéma qui se reproduit invariablement chez beaucoup : dans une organisation, il y a en moyenne 2,5 personnes qui ont accès aux outils d’analytics. Et principalement, il s’agit des équipes analytics elles mêmes.

 

En dehors des équipes analytics, digital performance et IT, on n’a soit jamais eu accès, soit on aura perdu les logins depuis longtemps, ou bien on n’aura jamais trouvé d’intérêt dans ces graphiques et ces courbes qui affichent des choses très abstraites et éloignées du business : Bounce rate, Unique users, Sessions, Referrers, etc.

 

On aura bien essayé de s’intéresser aux rapports mensuels en PDF, reçus une fois par mois dans un email automatique, mais ces rapports sont trop longs ou trop synthétiques, et surtout : il présentent une vision « figée » de la donnée, de la donnée morte, en somme.

“You cannot manage that which you cannot measure”

Pourquoi s’intéresser autant à ces données ? Parce que selon le vieil adage, on ne peut pas efficacement gérer quelque chose qui ne peut pas être mesuré. (Corollaire : “Tout ce qui peut être mesuré ne doit pas nécessairement l’être”).

 

Du coup, quand on n’a pas accès aux données, on apprend à s’en passer. Ça me permet de placer ici une de mes quotes préférées, que l’on doit à Jim Barksdale, ancien CEO de Netscape :

 

« If we have data, let’s look at data. If all we have are opinions, let’s go with mine. »
Au passage, si vous avez aimé cette quote, je vous invite à lire cet article qui en dévoile un peu plus sur Jim Barksdale, qui a aussi été COO de FedEx et chez qui il a mis en place des moyens et des process de collecte et d’analyse des données. C’est passionnant.

Pourquoi chaque entité de votre entreprise devrait avoir accès à ses propres dashboards 

Pour toutes ces raisons, il est essentiel que chaque fonction et chaque métier dans votre organisation puisse avoir accès simplement et rapidement à des dashboards synthétiques, présentant les données sous un angle métier et non pas sous un angle technique (exit les métriques « standard » issues de Google Analytics…).

 

Et comme par définition, chaque entité intervient à un niveau différent et aura des préoccupations différentes, il est essentiel de concevoir plusieurs versions des dashboards, adaptés aux besoins de la cellule acquisition, du marketing produit, des ventes, du channel, du trade marketing, de la relation client et de la fidélité, etc.

 

Le tout, bien entendu, sans oublier les dashboards hyper synthétiques destinés au top management.
Exemple de dashboard avec Toucan Toco — il n’est question ici que de termes et KPIs métier

Lingua Franca

Quand on a fait ça, on s’assurera que les définitions et la compréhension des différents KPIs métier présentés dans ces tableaux de bord soient partagées et connues de toutes et tous. On peut sourire, mais c’est courant de rencontrer dans des organisations des personnes qui ne font pas de différence entre les Sessions, les Visiteurs Uniques ou bien les Pages Vues.

 

Oui, il est probable qu’il y ait besoin d’expliquer encore.

Dashboards = Data + Interactivité 

Exit les « rapports » en PDF qui circulent en pièce jointe, une fois par mois. Ca ne sert à rien, si ce n’est à informer le reste de l’organisation que les p’tits gars de la cellule Analytics font des choses. Ce dont les équipes ont besoin, c’est de pouvoir interroger les données, de façon interactive, au minimum en appliquant des critères de filtrage ou de tri, ou de restriction des dates de la période d’observation. En somme, tout ce que Google Data Studio permet de façon standard.
Bien entendu, on ne conseille pas d’utiliser les templates par défaut de Google Data Studio. Sauf si vous n’aimez pas vos collaborateurs :)
C’est la différence fondamentale entre Reporting et Analytics. Le reporting c’est une vision figée de ce qui s’est passé. Looking in the mirror. L’analytics est un processus interactif et itératif visant à apporter des réponses aux questions, confirmer ou infirmer des hypothèses. Contrairement au reporting, on ne “lit” pas les analytics, on les exploite.

Start with “why?”

Une fois qu’on en est arrivé là, c’est vraiment là que ça démarre. Parce que la finalité n’est pas l’accès aux données, c’est de pouvoir les comprendre, les analyser et ensuite prendre action. Je vais prendre deux exemples simples.

 

Sur le site d’une marque traditionnelle qui s’est lancée dans le commerce unifié, on constate en crunchant les données que certaines références produit ne sont commandées en ligne que le week-end, et pour certains SKUs, uniquement le dimanche. Pourquoi ? Et surtout, quand on a découvert cette info, qu’en fait-on ensuite ? Est-ce qu’on va promouvoir ces produits dès la home page pendant la journée de dimanche, pour fluidifier les parcours clients ? Ou bien au contraire est-ce qu’on va essayer de booster les ventes pendant les six autres jours de la semaine, via des promos ou des frais de port réduits ? Ou bien les deux ?

 

Autre cas, une marque de produits de cosmétique qui découvre que sur un certain segment de clientèle, parmi le top 20 des produits vendus en ligne, 5 sont des échantillons. Que faire de cette information ?

 

Est-ce que les clientes qui commandent des échantillons sont des nouvelles clientes, ou bien des nouvelles clientes de _ce_ produit spécifique ?

 

Si oui, que fait-on à J+15 ou J+30 pour les recontacter, savoir leur appréciation du produit en échantillon et tenter de les orienter vers le conditionnement normal ?

 

Si non, qui sont les clientes qui achètent régulièrement des échantillons et quel problème cherchent elles à résoudre ? Est-ce pour obtenir des conditionnements de moins de 100ml compatibles avec les bagages en cabines pour les voyages professionnels en avion ? Du coup, est-ce que sur le site ecommerce on propose des bundles de produits en petits conditionnements, ou bien est-ce que le site propose une facette de recherche permettant de rechercher ces petits conditionnements ?

 

Parce qu’au final, mesurer et analyser sans prendre action… ça ne sert à rien. Autant ne rien faire !

Votre Fidélité Récompensée !

Je suis joueur. Ce matin l’aimable caissière du Franprix de mon quartier me propose la carte de fidélité, et m’indique que je peux m’enregistrer en ligne. Pratique, non ? Mais étant d’un naturel méfiant, je suspecte un truc…

Je suis joueur. Ce matin l’aimable caissière du Franprix de mon quartier me propose la carte de fidélité, et m’indique que je peux m’enregistrer en ligne. Pratique, non ? Mais étant d’un naturel méfiant, je suspecte un truc…

 

 

Alors comme je suis joueur, de retour chez moi je lance Firefox, je vide tous les cookies et autres données et je procède à mon inscription en ligne.

 

A l’issue du processus – pendant lequel je dois fournir nom, prénom, adresse, email, mobile et indiquer le nombre de membres de mon foyer, je compte 65 nouveaux cookies tout frais dans mon browser, dont la majorité provenant des plus actives parmi les boites de l’ad-tech.

 

 En voici une liste partielle :
  • Adsrvr.org (The Trade Desk)
  • Pubmatic
  • Google (bien entendu !)
  • Bluekai (qui est désormais la DMP de Oracle)
  • Facebook (forcément aussi, bien que je me sois bien gardé d’utiliser le Facebook Login)
  • SmartAdserver
  • Mediarithmics
  • Rubicon Project
  • StickyAd
  • Weborama
  • Krxd.net (aka Krux, désormais la DMP de Salesforce)
  • Demdex (donc cette fois la DMP de Adobe)
  • OpenX
  • 3WRégie
Voilà voilà. Si vous vous demandiez où et comment se passent les ID Sync entre les plateformes d’ad-tech, sachez que c’est très souvent chez les e-commerçants que ça se passe, là ou vous avez tout intérêt à fournir vos vraies données et coordonnées – parce que vous comptez bien recevoir votre commande rapidement et à la bonne adresse, mais donc comme on vient de l’expérimenter, ceci ne se passe pas uniquement chez les Pure Players. Soit typiquement, chez les retailers clients du dernier acteur de la liste.

 

Allez, profitez-en bien les gars, parce que très prochainement la GDPR et ePrivacy vont siffler la fin de la récré…

 

En attendant, c’est comme dans « La Haine » : on dirait que pour le moment la posture de l’industrie de l’ad-tech c’est « Jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien. Mais l’important n’est pas la chute, c’est l’atterrissage. »

 

[Edit du 21/Fév/2018] Puisque ce sujet semble vous passionner (plus de 5,600+ vues sur LinkedIn), je me raccroche à l’actu récente : dans le cas que je décris, on aura bien compris que 1/ je ne suis pas loggué sur Facebook et 2/ je n’ai surfé sur aucune web property de Facebook. Pourtant j’en récolte un cookie. Voilà ce qu’en pense Bruxelles : https://techcrunch.com/2018/02/19/facebooks-tracking-of-non-users-ruled-illegal-again/ A méditer…

Do you really need a DMP in 2018?

A couple of months ago, I was discussing with two business contacts of mine about their plans and priorities for 2018: they had to decide about strategic investments, and they asked my opinion about choosing and implementing a DMP for their business. This got me thinking. Well, it’s 2018, and DMPs are so 2016…

A couple of months ago, I was discussing with two business contacts of mine about their plans and priorities for 2018: they had to decide about strategic investments, and they asked my opinion about choosing and implementing a DMP for their business. This got me thinking.

Well, it’s 2018, and DMPs are so 2016…

Reminder : DMPs are an (optional) link in the RTB programmatic chain. DMP’s main capability is to combine 1st, 2nd and 3rd party data in order to create specific audience segments, to be exposed to display ad campaigns.

If you live in the EU, or if your business has some B2C activity with individuals from Europe, then you will soon be bound by the now famous GDPR regulation. As we’ll explain here after, the GDPR regulation has some direct consequences on the way a DMP (and on a wider scale, the programmatic ad-tech industry) can be operated.

3rd Party Data Vendors

The business of selling massive amounts of anonymous data will probably not survive GDPR. This business was already in bad shape a couple of years ago, and most of the pure players had tried to pivot to some other form of activity, but this time it’s getting worse. GDPR enforces full opt-in for data collection, and makes it mandatory to clearly state the all usages for the collected data.

Where do 3rd Party Data vendors collect their data from has always been the dirty little secret in this ad-tech industry. It’s in nobody’s interest to ask too much questions. All you want to know, is that someone acts as a proxy, sells data and does the dirty job in the back-office. And I won’t even discuss 3rd party data accuracy.

Here for instance, Oracle Bluekai thinks I’m a soccer and WorldCup enthusiast, and a NASCAR fan. Those of you who do know me also know how ridiculous this is.

It’s going to be _very_ tough for data vendors to be able to collect, trace, anonymize and allow for deletion of all collected data. I honestly don’t see how these business could survive. The funny thing is that every now and then, I stumble on interviews from 3rd party data vendors(*) who swear to God that they are already GDPR compliant, or they will soon be…

The market for 3rd Party Data is almost dead. Let’s consider DMPs only for 2nd and 1st party data then…

(*) : not all of them.

2nd Party Data

Second party data is just someone else’s first party data. 2nd party data happens when several advertisers and/or published agree to ID sync and share information about their common audiences. With GDPR, all data collected will have to be collected with full opt-in, and after presenting all the details of the use of the data to the individuals.

Collecting the opt-ins for a 2nd party data sharing scenario on some Example.com website could look like this:

Do you believe that many people would simply click « OK » and blindly accept to share their personal data with sites and services they never heard about, if they are asked to? I don’t think so.

I think we can assume that 2nd party data partnerships will disappear when GDPR comes into play.

OK then. Let’s play safe and use DMPs just for 1st party data

Why not. But if your DMP is only useful for using your first party data for segmentation, you could probably directly use some modern DSP capabilities. Or if you want to use some of your CRM data, you could use services of some CRM onboarder like Temelio or Graphinium. Or if you want to do social advertising, or retargeting, you could use formats from Facebook, Amazon, Google, or twitter such as « custom audiences », RLSA, and the likes.

And you don’t need a DMP. And you don’t have to spend 3 to 6 months on the deployment and invest between 100 and 200k€ of your budget on year 1 just for the platform fees and setup.

DMPs for insights and customer intelligence?

Not really either. In a recent industry report, 9 out of 11 DMP vendors were rated « Poor » about « Analytics and audiences insights offerings ». By design. Simply because most of the DMPs were designed as activation platforms, not as analytics platforms. There’s a disconnect between DMP capabilities and the reality. In my opinion, this is partly caused by the name « Data Management Platforms » and the fact that few people do their homework and fully try to understand what they’re really buying.

If you want to get insights about your customers, and want one platform for actually managing all PII and non-PII data, also while keeping track of the opt-ins and be able to provide an audit trail, you should probably look for CDPs (aka Customer Data Platforms) which are getting more and more popular as the deadline for GDPR compliance comes closer.

If I was running your business, would I buy a DMP in 2018?

Would I sign a PO for a three years engagement for a DMP, if I were you? Probably not.

More than 50% of enterprises currently use a DMP, either directly or through an agency partner, according to Gartner’s Marketing Technology Survey (published Sept 2017, also numbers may slightly differ in our old Europe). Of the marketers without a DMP, one in five felt they didn’t need one.

Does this means that it’s the end of « Data Driven Marketing »? Absolutely not. There are many tools and solution alternatives, and also, GDPR is a great opportunity for businesses for adopt a different, more long term and customer centered approach to online marketing. And I’m convinced that your customers will appreciate this.

The Golden Age for DMPs is behind us. I’m glad I wrote my DMP blog posts series in 2016 :)

What then?

Start with small data. Do your homework. Understand your customers. Understand who they are, and why they buy from you, what they like in your brand and products. And surprise them. Please them. Add value by easing their lives as a customer, solving one issue at a time.

See also…

[DIGIDAY UK] GDPR is coming, and data management platforms are in the crosshairs

[DIGIDAY UK] With GDPR looming, DSPs are under pressure to adapt

[DIGIDAY UK] Ad retargeters scramble to get consumer consent

[DIGIDAY UK] Once a must-have, marketers sour on DMPs