Dec 19, 2013
Christophe Lauer

L’innovation Digitale dans le eCommerce et le Retail, vue par Ilan Benhaim de Vente-Privée

Ilan Benhaim, co-fondateur de Vente-Privee.com intervenait le 14 novembre dernier dans l’évènement Digital Marketing Journey organisé par Adobe. Vous pouvez retrouver un compte rendu complet ainsi que des interviews chez Fred Cavazza.

Les vidéos des principales interventions de la matinée ont été publiées par Adobe, et c’est le moment de rattraper si vous n’avez pas pu être présent.

Parmi les différentes interventions de la matinée, je retiens surtout celle de Vente-Privee.com, pour le pragmatisme sans langue de bois de Ilan Benhaim, bien au delà des banalités et du wishfull thinking qui ont généralement cours dans ce genre d’évènement.


L’innovation digitale – Ilan BENHAIM – Vente… par agenceAdelanto


Quelques notes en vrac (c’est bon aussi pour mon SEO :))

  • ° 2,5 millions de VU par jour pour Vente-Privee.com, c’est à peu près 30 fois la capacité du Stade de France. Impossible d’avoir une boutique physique supportant ce trafic
  • ° 100,000 colis expédiés par jour, 65 millions de produits vendus l’année passée
  • ° 2,5 millions de VU mais seulement 100,000 commandes, donc 2,4 millions de visiteurs qui n’achètent pas… Focus sur la conversion
  • ° Après 15 ans de e-commerce, ce domaine ne représente toujours que 5% du retail. La transformation digitale du retail n’est pas encore terminée
  • ° Aux Etats-Unis, en dehors de Amazon qui est le premier nettement en tête, il n’y a pas de pure player dans le Top 20 des e-commercants
  • ° La compétition n’est pas entre les petits et les gros, mais entre les rapides et les lents
  • ° Plus de 90% des clients qui convertissent consultent l’ensemble des photos et visuels proposés pour un produit
  • ° Le modèle de génération de trafic est fondé sur l’offre et la qualité de l’offre
  • ° Beaucoup de retailers consacrent 20% de leur chiffre d’affaires pour la génération de trafic, pour au final ne convertir que 1 à 2% des visiteurs. En général 70% du trafic est du paid trafic. Ca génère du chiffre mais pas de profitabilité.
  • ° Il faut arrêter d’accepter d’avoir seulement 1 ou 2% de taux de conversion et travailler principalement sur ce sujet
  • ° 600 personnes sur les 1800 employés de VP travaillent à la production de contenus (photos, etc) ce qui permet de maitriser la qualité de ces contenus et de créer la bonne expérience utilisateur. Ceci ne figurait pas dans le business plan initial
  • ° En 2013 : on doit avoir une approche marchande du digital, et non plus une approche technique. L’IT n’est plus le sujet ; il faut utiliser l’IT pour faire du cash

Si j’étais un retailer, je crois bien que je serais client chez Vente Privée Consulting

Dec 16, 2013
Christophe Lauer

L’internet des Objets à la recherche d’une langue commune

internet-of-things-pipe-dream-or-reality

L’Atelier BNP Paribas vient de publier un article ayant pour titre “L’Internet des Objets en quête d’interopérabilité“.

Abstract : 

“Pour accélérer le déploiement d’objets connectés dans des secteurs variés, les géants technologiques forment une alliance visant à instaurer davantage de standardisation dans cette industrie naissante.”

Précisément.

Maintenant sur le sujet spécifique du consortium “AllSeen Alliance“, regroupant une longue liste de constructeurs, géants de l’électronique et autres grands groupes – dont certains sont en concurrence frontale sur différents marchés –  je crois qu’il ne faut pas en attendre grand chose, au moins pas à court ni moyen terme. Et le tout étant formé sous la haut patronage de la Linux Foundation, ce qui ne manquera pas d’y ajouter une bonne dose d’idéologie là où le besoin serait avant tout plus de pragmatisme.

On a déjà eu par le passé assez d’exemples de larges consortiums industriels autour de différents domaines allant des web services, des portlets, et autres sujets présentant de fortes composantes technologiques pour voir ce que ça a donné : des specs, du papier, des piles de papiers, des specs parfois trop floues pour être implémentables, ou pas assez complètes pour couvrir un sujet donné et garantir l’intéropérabilité.

La promesse de l’intéropérabilité et ses bénéfices sont à mettre en perspective avec le fait d’avoir à implémenter 500 pages de spécs et pondre 1000 lignes de code pour le moindre bouton ou le moindre capteur. C’est tout de même un gros frein à la créativité et à la tendance au prototypage rapide prôné par les FabLabs ici et ailleurs.

Là encore, je crois que des initiatives moins ambitieuses mais avec une approche plus pragmatique permettront de mettre rapidement à disposition les briques techniques dont les pionniers de l’IoT (Internet of Things) vont avoir besoin.

Un contre exemple en la matière étant la plateforme Sen.se, annoncée depuis 3 ans et dont on attend toujours de voir la concrétisation.

(Crédit image)

Dec 14, 2013
Christophe Lauer

Episode spécial de Everything is a Remix : Le Case Study iPhone

Je vous avais déjà parlé de cette (excellente) série de quatre vidéos nommées “Everything is a Remix” par Kirby Ferguson. La série est terminée et son auteur s’est depuis lancé dans un autre projet, néanmois il nous fait la surprise de nous sortir un épisode spécial consacré à l’iPhone et à iOS, avec un focus sur le nouveau design de iOS 7 et le pourquoi de cette nouvelle inspiration visuelle.

Everything is a Remix Case Study: The iPhone from Kirby Ferguson on Vimeo.

Ca ne dure que 7 minutes, mais c’est toujours un régal à regarder. Enjoy !

Oct 30, 2013
Christophe Lauer

Si on ne peut plus faire confiance à Forrester !

FB Cover image

Il semblerait que Forrester ait manqué une occasion de se taire. En publiant une lettre ouverte à Mark Zuckerberg, son Vice President Nate Elliott a bel et bien obtenu l’effet escompté : il a attiré l’attention sur lui et sur une étude “Why Facebook is failing Marketers” qui conclut à l’inefficacité des pubs dans Facebook pour les marketers.

Bien sur, il s’agit d’une étude payante, alors on n’a pas vraiment pu la lire en détails. Mais on a suffisamment de matière dans la lettre ouverte de Nate Elliott pour juger et la méthode et des conclusions présentées par Forrester.

Les réactions ne se sont pas faites attendre. Hier un premier article publié sur TheNextWeb venait un peu nuancer le propos. Dans cet article, Shau Wasu, directeur de Circus Social à Singapour, soulignait déjà quelques points de faiblesse de l’étude de Forrester : en particulier la taille réduite de l’échantillon “395 marketers and e-business executives at large companies in the U.S., Canada, and the U.K”.

“Torture numbers, and they’ll confess to anything”

– Greg Easterbrook

Mais le coup de grâce c’est cet autre article publié ce matin sur VentureBeat, qui pose pas mal de questions.

Alors pourquoi Forrester s’est-il contenté d’interviewer un échantillon aussi réduit ? Et surtout, pourquoi avoir interviewé des “executives” et s’être arrêté à leur perception plutôt que d’avoir interrogé les practitionners, celles et ceux qui font le job et qui gèrent opérationnellement les opés marketing et l’utilisation des budgets ? Pourquoi enfin avoir écrit cette lettre ouverte, en appelant nominativement Mark Zuckerberg à une réactions prompte et à une prise en compte, ceci à quelques jours de la date de publication des résultats financiers de Facebook ?

Toujours les mêmes questions. A qui profite le crime ?

Facebook Bashing

En outre, au delà des perceptions et de l’ambiance de Facebook Bashing qui commence à se généraliser (c’est visiblement de bon ton…) l’article de VentureBeat nous donne plusieurs chiffres concrets sur la progression de l’efficacité des Facebook Ads, et il y a de quoi faire rougir les analystes de chez Forrester.

On se délecte. Et perso j’attends avec impatience le prochain move du côté de Forrester. Ca risque d’être intéressant à observer ;)

Oct 17, 2013
Christophe Lauer

Chiffres et Stats sur les réseaux sociaux : Sachez lire entre les lignes

Que ce soit sur Twitter ou dans Facebook, il ne se passe pas une journée sans qu’on ne voit passer des chiffres et stats sur les usages du numérique : “taux de pénétration et audiences des réseaux sociaux” ou bien “taux de conversion dans le e-commerce” ou encore “taux d’équipement dans les mobiles”, yada yada.

On ne s’en étonne plus et depuis quelques années, nous sommes habitués à voir pleuvoir ces chiffres et stats que ce soit via des infographies toujours plus nombreuses et colorées ou via des vidéos telles que la célèbre saga dont SocialNomics nous gratifie désormais chaque année.

SocialNomics 2013

Elles sont sympas ces vidéos de SocialNomics. C’est animé, c’est entertaining et ça pourrait se consommer avec un seau de popcorn à la main, en profitant de la bande son – ou pas. Mais une fois la vidéo visionnée et le spectacle terminé, qu’est-ce qu’on en garde ? A vrai dire, pas grand chose.

Mais avec ces sur-abondance de données, de chiffres et d’information – vous avez dit infobésité ? – vient un autre phénomène qui se développe et se généralise, au point de toucher des sources d’information a qui on avait l’habitude de faire confiance. Le problème se généralise.

Quel est ce problème ? Etant tous plus ou moins victimes d’ADD, nous ne prenons plus le temps de lire, d’essayer de comprendre et surtout de faire un minimum de “Fact Checking”. Alors on gobe l’info, et on la régurgite à coup de Likes, de RT et de +1 avant d’avoir eu le temps de la digérer et de l’assimiler.

Dernier exemple en date

Pas plus tard que ce matin, je vois passer un tweet qui relaye billet de blog dont le titre attire mon attention : “Pinterest : Deuxième réseau social en terme d’audience“. Une lecture rapide me confirmera que le titre est trompeur, et que l’auteur du billet s’est vraisemblablement emmêlé les crayons entre plusieurs notions différentes : taille de l’audience, croissance de l’audience, trafic généré et referrals. Pourtant tout ça n’est rien que du basique.

Weblife before editing

Malheureusement ce n’est pas un exemple isolé, et j’ai même l’impression que ça devient de plus en plus courant.

Entre raccourcis et a-peu-près on s’y perd rapidement

Ce billet de blog nous informe donc que Pinterest serait le second plus important réseau social en terme d’audience, juste après Facebook.

Weblife before editing 2

Quelle est sa source ? Un article de Mashable. Or cet article de Mashable ne porte pas sur l’audience des réseaux sociaux, mais sur le trafic généré. Ce n’est pas l’audience de Pinterest qui est seconde juste derrière celle de Facebook, mais le trafic généré par Pinterest, toujours selon cette source. A minima, le titre de ce billet de blog est erroné et induit le lecteur en erreur.

D’où viennent ces chiffres ? Qui est Shareaholic ?

Voilà ou le bât blesse, réellement. Ces chiffres viennent des données propres de Shareaholic, sur la base des 200,000 et quelques sites web qui sont leur clients et qui utilisent leurs outils.

Que vend Shareaholic ? Leur business c’est les boutons de partage social. Vous savez, cette collection de petits widgets qui permettent de partager un article ou un billet sur une variété de sites et de réseaux sociaux.

Shareaholic buttons

Est-ce que ces 200,000 sites web sont représentatifs ? A mon sens, certainement pas. Si on s’intéresse à ces données de génération de trafic, c’est très généralement parce qu’on s’intéresse aux questions de performance de marketing digital et qu’on cherche à améliorer sa perf, d’une façon globale, que ce soit en augmentant le trafic en amont, en améliorant le taux de conversion, le taux de repeat ou encore en augmentant la valeur du panier moyen. En bref, quand on s’intéresse à tout ceci on est généralement un e-commercant. Or, pouvez-vous me dire sur quels sites de e-commerce majeurs vous avez rencontré les boutons de partage de Shareaholic ? Sans doute aucun. Ces boutons, on a plus de chance de les croiser sur des blogs ou des sites de TPE et de PME pour ne pas dire de business familiaux type “Mom and Pop”.

Quid de la pertinence des chiffres de Shareaholic ? Ils sont sans doute vrais pour la moyenne de leur clients, mais de là à généraliser et à extrapoler pour votre cas précis, je ne m’y risquerais pas et je vous en laisse l’initiative ;)

Mais alors pourquoi est-ce que Shareaholic publie ces chiffres, si ce n’est pas leur coeur de métier ? Et bien c’est tout simple : pour eux, ces soi-disant études sont un moyen de se faire connaitre et de faire parler d’eux, c’est une démarche marketing de Branded Content. En ça, ils ont bien suivi les conseils prodigués par HubSpot.

Mais puisqu’on parle de Pinterest, continuons un peu avec ce sujet… Que n’a-t’on pas dit et pas écrit au sujet de Pinterest depuis ces deux dernières années. Et là on trouve du tout et du n’importe quoi aussi.

Shareaholic, le retour

Ce n’est pas la première fois que Shareaholic nous gratifie des résultats de ce type d’étude. L’an passé déjà, une publication similaire avait fait la une de TechCrunch qui n’avait pas hésité à titrer : “Pinterest Traffic Passes Google Referrals, Bing, Twitter & StumbleUpon

TC Traffic from Pinterest - July 2012

Wow. Pinterest ferait mieux que Google en termes de génération de trafic ? SRSLY ? Ah oui mais non, c’était sans lire les petites lignes dans l’article. Après avoir cliqué et avoir été compté comme une PV et un UU. Curiosity Killed The Cat ;)

L’article précise quand même, pour les plus curieux, que le trafic provenant de Google Search a été compté à part.

TC Traffic from Pinterest 2 - July 2012

Donc quand vous lisez le titre de l’article “Pinterest Traffic Passes Google Referrals, Bing, Twitter & StumbleUpon” il faut comprendre que c’est Google hors Google Search et hors Google+. Evident. Et pas du tout confusing, hein. Rah la la, sacré TechCrunch, depuis ton acquisition par AOL, c’est la course aux pages vues et tu es prêt à tout. Je comprends, je te pardonne. *NOT*.

Quelle perf pour Pinterest, en vrai ?

A la même époque que l’article précédent de TechCrunch, en 2012, on pouvait lire un autre article qui venait clairement nuancer le propos en parlant non plus de trafic généré mais de conversion et d’achats. Et cette fois, la source n’était autre que le directeur de Zappos Labs, donc quelqu’un a qui je suis déjà par nature plus enclin à faire confiance qu’à un amalgame de 200,000 sites indéterminés de Shareaholic.

Zappos PInterest does not generate a lot of sales

Que nous disait ce monsieur, qui doit tout de même connaitre un truc ou deux en termes de business et de e-commerce ? Le propos est clair : “Pinterest Doesn’t Generate A Lot Of Sales”. Voilà. Ne pas confondre trafic entrant avec conversion. Ne pas confondre activité avec efficacité et performance.

Intéressons-nous alors au taux de conversion

Parce qu’au final, on est bien d’accord sur le fait que le trafic généré n’est qu’un KPI mais en aucun cas le but ultime. Le ROI se mesure en termes de revenu, et là où il y a du revenu constaté, pas dans les étapes intermédiaires du funnel. Parlons de conversion donc.

Ca tombe bien puisqu’un article relativement récent publié sur LSA Conso nous donne des infos sur l’apport de trafic, la conversion et le panier moyen pour Facebook, Pinterest et Twitter. L’article est daté de Septembre 2013. Et là, on apprend que si Facebook reste le leader incontesté en termes de trafic généré, en revanche Pinterest serait meilleur en termes de conversion :

LSA Conso 1

Le hic, c’est que la source de ces données c’est une infographie. Une infographie construite sur des chiffres collectés entre Janvier et Aout 2012, soit des chiffres vieux de un an à un an et demi au moment de la publication de l’article. Et 18 mois rapportés à l’échelle de Pinterest, c’est la nuit des temps. Ces chiffres sont #old et sans doute plus très pertinents. Comment son collectées ces données ? Comme dans le cas précédent avec Shareaholic, ici les données viennent des sites de e-commerce utilisant les solutions de Richrelevance. Qui sont-ils ? On ne le saura pas. Est-ce qu’il y a des cadors du e-commerce parmi leurs clients ? Aucun moyen de le savoir…

Mais tout de même. Essayons de lire plus loin.

LSA Conso 3Le second hic, c’est que contrairement à l’article de LSA Conso, l’infographie ne dit pas que Pinterest est plus efficace en termes de conversion. Elle dit même tout le contraire : “Facebook shoppers also lead in same-session conversion rate“. L’auteur de l’article sur LSA Conso aura sans doute fait un raccourci trompeur entre le taux de conversion (Avantage Facebook avec 2,6% vs 0,9% pour Pinterest) et la valeur moyenne du panier d’achat (Avantage Pinterest, avec $169 contre $95 pour Facebook).

LSA Conso 2

Pas bien grave vous me direz. Oui et non. Sauf que si je sais encore faire une multiplication, chez moi, un taux de conversion à 2,6% pour un panier d’achat moyen à $95 reste tout de même plus intéressant qu’un taux de conversion à 0,9% pour un panier d’achat de $169. Chez vous aussi ? Vous me rassurez…

Bref…

J’ai encore une bonne demi douzaine d’autres exemples d’articles ou de billets de blog qui intentionnellement ou pas font des raccourcis abusifs, des approximations voire carrément des grosses erreurs comme celles illustrées ci dessus. Mais ce billet est déjà assez long comme ça et je suppose que j’ai déjà perdu les 3/4 des lecteurs en route du fait du TR;DR.

Le mot de la fin

Plus que jamais, s’il vous plait : prenez le temps de lire, de comprendre et aussi parfois de savoir lire entre les lignes. Evitez, et je m’inclue dans la masse, et évitons de céder à la facilité du “Like” ou du +1 ou du RT pour des infos qu’on n’aura pas vraiment pris le temps de lire, de comprendre et de vérifier à minima. Même si au départ ça part d’une bonne intention type “I’m nice, I share” au final ça ne fait que d’amplifier le bruit et de noyer les infos qui valent le coup dans un brouillard indiscernable de chiffres, stats, infos plus ou moins sérieuses.

Et puis enfin, à titre perso, ça ne peut jamais faire de mal de savoir vraiment de quoi on parle et de s’économiser des occasions de répéter des âneries. Rendez vous ce service :)

Hashtag #clindoeil aux Etudiants en M1 Comm Digitale de l’ ECS_Paris ;)

Oct 17, 2013
Christophe Lauer

La Me-me-me Generation vue par Philippe Lentschener, CEO de McCann Paris

Repérée sur twitter ce matin, je vous partage cette vidéo dans laquelle Philippe Lentschener (aka @lentschener) nous présente les résultats d’une vaste étude conduite par l’agence sur la me-me-me generation. C’est plein de bon sens et ça vous rappellera certainement des choses :)

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A propos


A propos : Business Director chez Emakina.FR.
Ex-Adobe ; ex-Microsoftee.
Je vis entre Paris et New-York entre Paris et deux avions, et ceci est mon blog personnel.
"Opinions are mine. Best viewed with a brain. Yada yada ..."

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