Les Rats – “Poubelle trouve un job”

C’est assez improbable de réussir à identifier une chose qui n’ait pas d’existence en 2019 sur les Interwebz.
Jusqu’à ce soir c’était le cas pour les lyrics de ce titre des Rats, qui est pour moi un titre emblématique de l’album “Tequila” sorti en 1986. Voilà donc vite fait ma transcription des paroles du titre “Poubelle trouve un job”, il y a deux ou trois trous mais on en comprend quand même le sens.
Et puis, j’ai envie de dire qu’en 1986 ou en 2019, leur sens et la charge qu’elles portent sont les mêmes. Alors voilà, profitez ! Merci à vous.

C’est assez improbable de réussir à identifier une chose qui n’ait pas d’existence en 2019 sur les Interwebz.

Jusqu’à ce soir c’était le cas pour les lyrics de ce titre des Rats, qui est pour moi un titre emblématique de l’album “Tequila” sorti en 1986. Voilà donc vite fait ma transcription des paroles du titre “Poubelle trouve un job”, il y a deux ou trois trous mais on en comprend quand même le sens.

Et puis, j’ai envie de dire qu’en 1986 ou en 2019, leur sens et la charge qu’elles portent sont les mêmes. Alors voilà, profitez ! Merci à vous.

Si vous voulez écouter et réécouter ce titre, chopez le MP3 ici ça sera plus simple.

Avec ma crête sur la tête,
Mon blouson noir en peau de bête,
Mes creepers roses, mon teint pâlot,
Je voulais trouver un boulot.

J’espérais rencontrer l’âme soeur,
En m’inscrivant chez Manpower,
Et tomber sur un patron cool,
Chez qui j’aurais pas trop les boules.

Et puis un jour ils m’ont appelé, 
Comme quoi j’étais vraiment gâté,
Que pour moi terminé le chôme,
J’avais un job chez Framatome.

Ils m’ont dit commencez demain,
Que c’était un boulot très sain,
Et pour éviter les moustiques,
De porter des gants en plastique.

L’usine était bien protégée, 
Par deux hauts murs de barbelés,
Pour pas qu’on rentre comme dans un bagne,
Et puis c’était à la campagne.

Derrière son masque protecteur,
Et son énorme détecteur,
Qui clignotait à tours de bras,
Le dirlo avait l’air sympa.

« C’est un travail sans grand danger,
Juste des barres à empiler,
Si elles se mettent à chanter,
Dessus vous vous faites un café. »

« C’est du cobalt, c’est très marrant,
Et puis c’est même fluorescent,
Puis c’est l’boulot enrichissant,
Pas uniquement financièrement. »

J’ai commencé à empiler
Mes barres en sifflant comme un geai,
J’avais trouvé un plan d’enfer
Quand ma crête est tombée par terre.

Le jour après c’était le pied droit,
Puis le lendemain le deux bras,
Chuis pas content, j’ai  —-

Déjà que je l’avais raide,
De ressembler à un skinhead,
J’suis allé voir la direction,
Pour causer revendications.

Le dirlo m’a laissé parler,
Puis s’est mis à me rassurer,
Tout en regardant d’un drôle d’air
Son énorme compteur Jaeger.

« Ne vous faites pas de mauvais sang,
Il est normal de perdre ses dents,
Et alors pourquoi pas ses bras,
C’est la nature qui veut ça. »

Non, c’est que, Monsieur le Directeur,
L’avenir me fait un peu peur,
Mon équilibre, en d’autres mots, 
Me parait légèrement à l’eau.

Il répondit « Ne flippez plus,
Maintenant il y a la Sécu,
Vous aurez de jolies prothèses,
Avec lesquelles vous serez à l’aise »

Il est parti en sifflotant,
Mes jambes sont —

Quand j’ai dégueulé tout mon sang.

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